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Call of Duty Modern Warfare  

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hight_tower
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Nous avons testé la Bêta de Call of Duty Modern Warfare (le seizième !) qui s’est déroulée du 19 au 23 septembre. Avec Infinity Ward, le développeur originel de la série, aux commandes et la promesse d’un jeu plus tactique et cohérent que les précédents opus, ce Call of Duty semble vouloir donner une nouvelle orientation à la série. Toutefois, si les déclarations d’intention sont alléchantes, on peut se poser la question : une fois la souris en main, ça vaut quoi ?

Tacticool & Arcade

Nous vous en avions parlé à de nombreuses reprises sur NoFrag, ce nouvel opus veut proposer un gameplay plus profond et plus terre à terre. Autrement dit, ici c’est la guerre, la vraie… ou presque. Ainsi, si Modern Warfare n’offre pas de facultés de mouvements avancées surréalistes, il intègre de nouvelles possibilités de gameplay plus ancrées dans son thème de guerre moderne. Les joueurs peuvent désormais s’appuyer sur n’importe quel rebord pour stabiliser leurs armes, interagir avec des éléments de décor comme les sources lumineuses et ouvrir les portes de façon brutale ou, au contraire, les entrouvrir discrètement. Le jeu abandonne également les opérateurs de BOIIII pour proposer un système de classes personnalisées (armes et équipements, atouts et compétences) tandis que les killstreaks récompensant les enchaînements de frags font leur retour.

Soyons clair dès le début : les nouveautés apportent une once supplémentaire de tactique, mais le jeu reste bel et bien un Callof, à savoir un FPS purement arcade. En témoignent le Time-To-Kill et le temps d’attente pour respawn très courts, l’absence de recul sur les armes, la vitesse de déplacement, la faiblesse des dégâts de chutes et le HUD surchargé d’informations en tout genre. Tout s’enchaîne très vite, les rounds sont expéditifs et des post-ados pour qui la mue ne viendra jamais vous insultent en vocal afin d’oublier la médiocrité de leurs existences. D’ailleurs, ceux-ci peuvent désormais également provenir du monde des consoles puisque la Bêta autorisait, via options activées par défaut, le mélange entre joueurs de tous bords. En une dizaine d’heures de jeu avec le crossplay actif, je ne suis tombé que deux fois sur des joueurs manettes : toutes les autres personnes que j’ai rencontré utilisaient donc le clavier/souris, y compris sur consoles. Un grand bond en avant qui ne peut que nous réjouir.

La Bêta proposait de tester 10 modes de jeux différents. Inutile de revenir sur les classiques Team Deathmatch, Domination et Quartier Général (un King of the Hill) et focalisons-nous sur les nouveautés. Le mode Cyberattaque cache en réalité un Search & Destroy revisité : une bombe apparaît sur la carte et les deux équipes de six joueurs doivent la récupérer puis la poser dans le camp adverse. Il n’y a pas de réapparition, mais un joueur peut réanimer ses coéquipiers morts au combat. Escarmouche OSP met en opposition deux duos sur de toutes petites maps. Les joueurs apparaissent à mains nues et ramassent leurs armes et équipements sur le champ de bataille, l’arsenal étant placé de façon symétrique pour n’avantager aucun côté. Pour sa part, le mode Réaliste proposait du TDM classique avec un HUD réduit au strict minimum – pas de carte, pas de compteur de munitions, pas de hit markers, etc. Le mode Lunettes de vision nocturne (oui, c’est son nom…) se déroulait aussi en TDM mais, cette fois-ci, sur des cartes de nuit et permettait aux joueurs de s’équiper de… lunettes de vision nocturne. Une fois celles-ci sur le nez, il était possible de repérer les adversaires qui utilisaient l’ADS à l’aide de leur laser.

Enfin, l’une des grosses nouveautés de ce Modern Warfare : le mode Guerre Terrestre, des affrontements de grande ampleur opposant ici jusqu’à 64 joueurs sur de larges maps. Avec ses véhicules terrestres et aériens, ses grandes étendues et ses objectifs à capturer rappelant le mode Conquête de Battlefield, impossible de ne pas y voir une tentative d’attaquer frontalement le FPS d’EA. On y retrouve même le système de spawn en escouade… Cependant, l’absence de classes empêche toute synergie de groupe et l’intégration des véhicules (tanks, VBT, hélicos et quads) n’est pas une franche réussite. Si ces derniers ont principalement pour rôle de transporter les joueurs d’un point A à un point B, ils permettent également de gratter des frags faciles face à des cibles pas forcément équipées pour les combats anti-véhicules. Les fantassins se retrouvent donc tous à l’abri des bâtiments près des points de contrôles, inaccessibles aux véhicules. Il n’est alors pas rare de voir des affrontements chaotiques et incompréhensibles entre dizaines de joueurs dans des espaces réduits, effet accentué par le respawn rapide propre à CoD.

Guère moderne

Visuellement, la Bêta de Modern Warfare n’est pas terrible : même si les nombreuses options graphiques permettent d’atténuer les horribles effets de flou (il faudra d’ailleurs modifier un fichier .cfg pour désactiver l’infâme profondeur de champ), les textures sont clairement de qualité moyenne et le jeu n’affiche jamais rien d’incroyable. Toutefois, on notera un gros effort réalisé sur les animations qui sont de très bonne facture et même parfois gratifiantes, par exemple lorsqu’on abat un adversaire d’un coup de fusil à pompe et qu’on le voit passer par-dessus la balustrade sur laquelle il s’appuyait. Un travail particulier a aussi été réalisé sur les armes dont les sons claquent forts et donnent un véritable sentiment de puissance. Finis donc les combats de Nerf™ des épisodes précédents.

Le jeu tourne de façon fluide mais de courts freezes ont été constatés lors des respawns, ce qui est assez lourd… mais pas autant que le netcode du jeu qui est, encore une fois, une catastrophe – notamment en mode Guerre Terrestre. Difficile de compter le nombre de fois où j’ai vu mon personnage faire feu avant de mourir tandis que la killcam adverse n’affichait aucun tir de ma part. Pour compléter le tableau, la Bêta affichait des pings erronés, la plupart des gens étant à 0 ou à plus de 900. Nul doute que la vidéo de Battle(non)Sense à son sujet sera intéressante.

Lecteur vidéo

 
 
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Source de la vidéo : Reddit

Après avoir testé cette Bêta, il semblerait que Call of Duty Modern Warfare ne s’éloigne pas fondamentalement de la formule des CoD que l’on connaît déjà, aussi bien dans ses qualités que dans ce qu’elle a d’exaspérant. En plus des décérébrés habituels insultant et courant comme des poulets sans tête dans les maps sans jamais accomplir le moindre objectif, le netcode fracassé créant des situations injustes empêche globalement de jouer au jeu de façon vraiment sérieuse. Toutefois, on arrive à bien s’amuser sur ce jeu qui essaye d’aller plus loin que ce que proposaient ses aînés. En évitant soigneusement de jouer dans les classiques et basiques modes TDM et Domination, on peut même avoir des sessions de jeu très intéressantes, notamment en Cyberattaque qui demande de faire preuve de stratégie, de travail d’équipe et d’un minimum de réflexion pour vaincre. Le mode Escarmouche OSP en deux contre deux est lui aussi particulièrement prenant, surtout si vous avez un partenaire fiable et des adversaires un peu retors. Quant au mode Guerre Terrestre, difficile de croire qu’il pourrait remplacer Battlefield dans le cœur de qui que ce soit, mais les situations extrêmement chaotiques qu’il propose pourraient peut-être satisfaire ceux qui veulent juste TUER TUER TUER au milieu d’explosions en tout genre. Quoi qu’il en soit, étant resté indifférent face aux précédents volets de la série, je suis ressorti de cette Bêta avec une certaine envie d’y retourner lors de sa sortie. Signe d’une évolution légère, certes, mais réussie.

Call of Duty Modern Warfare sortira le 25 octobre sur PC (uniquement sur Battle.net), PS4 et Xbox One pour le prix de 60€.

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Posté : 24/09/2019 8:25
hight_tower
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Posté : 19/10/2019 9:04
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Le cru annuel de la série star d’Activision est sorti cette nuit, à 3 heures du matin. Alors que nous posons à peine nos mains sur le jeu, les journalistes professionnels ont déjà réussi à publier leur test à la faveur d’un événement financé (voyage et hébergement) mi-octobre par et chez l’éditeur à Los Angeles. IGN, gros site américain s’il en est, a, lui, refusé de tester le jeu dans ces conditions et nous en décrit les raisons :

  • Les conditions de jeux sont contrôlées et limitées dans le temps
  • Les performances réseaux ne sont pas représentatives
  • L’heure de publication des tests était contrôlée par Activision

Comme vous avez pu le lire en titre, c’est une flopée de 8 que se paye Colof 16, le mode Gunfight se jouant à 2vs2 est notamment très apprécié par les testeurs. Quant à la campagne, de qualité semble-t-il, elle vous occupera seulement le temps de 5 petites heures.

Jeuxvideo.com, 8/10 : “FRÔLE L’EXCELLENCE : La proposition est solide sans être infaillible, loin de là, mais suffit à faire de l’opus un des fils spirituels légitimes de CoD 4.”

Gameblog.fr, 8/10 : “INDISPENSABLE : Son solo est grandiose, son multi […] solide et efficace. Le tout manque un peu de profondeur (plus d’heures pour la campagne notamment) pour constituer le tableau parfait.”

Gamereactor.fr, 8/10 : “Plus de modes et plus de variété que n’importe quel autre CoD sans oublier la campagne qui rivalise avec les meilleurs expériences solos du marché. Mais cela suffit-il à changer le paradigme actuel du FPS ? Hélas non, mais le tout n’en reste pas moins spectaculaire.”

Jeuxactu.com, 8,5/10 : “UN EXCELLENT CRU : avec une campagne certes courte, mais d’une grande intensité […] Sur le versant multi, l’approche est plus conservatrice, même si on vous avoue qu’on meurt désormais bien plus rapidement que dans les épisodes WWII ou dans le dernier Black Ops.”

GamesInformer.com, 8,75/10 : “Toutes les idées d’Infinity Ward ne fonctionnent pas, mais quelques-unes sont assez réussies pour redéfinir certaines bases de la série.”

PCGamer, 8/10 : “Modern Warfare fait évoluer la série pour le mieux, mais cela pourrait être beaucoup plus. Pour le moment, il s’agit du nouveau mètre-étalon de la franchise”.

Pour rappel, nous avions pu profiter de la phase beta et constater une évolution dans le bon sens de la série tout en relevant un netcode toujours dans les fraises. Nos premières impressions seront à confirmer dans notre test à venir pour les prochains jours.

Call of Duty: Modern Warfare est encore à prix réduit chez Gamesplanet, à 52,99€.

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Posté : 26/10/2019 7:29
rodrigue7973be
(@rodrigue7973be)
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cool petit tower ):

j'ai un jeux cod mw2019 gold  71.99€ chez gamesplanet.com

a+

 

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Posté : 28/10/2019 6:49
hight_tower
(@hight_tower)
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alors je t'attend roro

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Posté : 30/10/2019 9:25
hight_tower
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[UPDATE] Call of Duty: Modern Warfare ajoute un mode nuit

[UPDATE du 02/11 à 23h] Infinity Ward a publié le patch notes sur Reddit dans la journée. Retenons les éléments suivants :

  • Sans plus de précisions, le jeu devrait être plus stable et moins planter
  • Les charms, ces petits portes-clefs inutiles, n’affecteront plus le spread de votre arme (?!)
  • Une grenade stun peut désactiver une claymore pendant 3 secondes
  • Les bruits des pas devraient être plus aisés à discerner dans le brouhaha ambiant

 

Vous n’en avez pas fini de réinstaller pour la énième fois les shaders dans les menus de Call of Duty: Modern Warfare. Un patch numéroté 1.06 est en effet sorti ce samedi et pèse un peu plus de 7Go.

Aucun changelog n’a été publié par Infinity Ward mais vous pourrez d’ores et déjà constater l’apparition de nouveaux modes de jeu dans les menus :

  • Élimination confirmée qui consiste à valider le frag en chopant le dog tag laissé au sol par la victime.
  • Le mode Deathmatch en free-for-all
  • Le mode Night Vision qui vous fera combattre de nuit

Ce dernier change quelque peu les règles en offrant une expérience se rapprochant du mode hardcore. Vous évoluerez dans des maps obscures avec un HUD minimaliste (pas de minimap, pas de crosshair…), équipé de série de Night Vision Googles et de lasers sur vos armes. Quelques subtilités originales sont de la partie, vous ne pouvez épauler l’arme qu’en retirant les NVG (touche N) et il est possible d’éblouir vos adversaire en allumant la lumière dans les bâtiments.

 

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Posté : 03/11/2019 5:45
hight_tower
(@hight_tower)
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Chaque année, en automne, c’est la même rengaine, le Call of Duty nouveau est de sortie. Chaque année, c’est la même promesse : “le nouvel opus sera une véritable révolution”. Chaque année (ou presque), NoFrag est là pour vous révéler que la révolution annoncée n’en est pas vraiment une. 2019 ne dérogera pas à la règle.

Révisionnisme et patriotisme

Le mode solo commence avec une cinématique qui claque et qui met tout de suite dans l’ambiance. Profitez-en, c’est le meilleur moment de la campagne. Le joueur est ensuite immédiatement balancé dans du Call of Duty tout ce qu’il y a de plus classique : les niveaux sont linéaires, les scripts s’enchaînent, les fusillades sont molles, l’IA est débile. Les rares tentatives de varier le gameplay sont risibles : mention spéciale à la mission qui vous demande d’escorter un civil dans un bâtiment rempli d’ennemis en lui donnant des ordres à travers une caméra de surveillance. Le tout ne dure heureusement qu’une demi-douzaine d’heures.

Des armes incendiaires dans une fabrique de gaz toxique. Chapeau les russes!

La cinématique d’introduction avec ses promesses de réalisme et de terrorisme est rapidement oubliée pour céder la place à un pamphlet “America First” dénué de toute subtilité. Les méchants terroristes avec leurs armes chimiques, les insurgés locaux aux allégeances changeantes, le général russe qui envahit et met à sac un pays entier pendant vingt ans sans que sa hiérarchie ne lève le petit doigt, les gentils Américains qui arrivent pour nettoyer tout ce merdier. Tout y est, et ce ne sont pas les quelques références éparses à des événements réels (l’assaut sur le repaire de Ben Laden, la prise d’otages de l’ambassade américaine de Téhéran) qui amélioreront le scénario, bien au contraire. Ce dernier se permet même de pencher dangereusement du côté du révisionnisme historique, en faisant porter la responsabilité de l’Autoroute de la Mort à la méchante armée russe qui, décidément, n’en finit pas de massacrer des civils. Également, la scène de water-boarding est particulièrement nauséabonde par ses implications : il suffit de bouger sa souris et de matraquer un bouton pour résister avec succès à une séance de torture.

Nos confrères de Gamespot ont pu discuter de tous ces aspects de la campagne avec un des développeurs d’Infinity Ward : la vidéo est disponible par ici si le sujet vous intéresse.

Le retour des killstreaks saignants

Le crossplay est de mise. Vous allez adorer pwner les joueurs manette.

Comme d’habitude, la substantifique moelle d’un Call of Duty réside dans son mode multijoueur. Par rapport au précédent opus (BO4), quelques changements notables sont à relever. La régénération automatique de la santé est de la partie. Le TTK (ou Time To Kill) a été sensiblement réduit : quatre ou cinq balles suffisent à tuer un adversaire, on se rapproche du Modern Warfare de 2007. Paradoxalement, le jeu conserve une vitesse et un rythme réduits ; il est fortement déconseillé de sprinter à tout va et de compter sur ses réflexes, car passer de la course à la visée demande un délai qui se révèle souvent décisif. L’avantage va quasi-systématiquement au joueur qui voit l’adversaire et qui tire en premier. Rajoutez à cela la possibilité de lean sur n’importe quel muret et la spatialisation des sons et vous vous retrouvez avec un gameplay favorisant une certaine retenue dans les déplacements : ne foncez pas dans le tas, l’ennemi vous entend et vous attend. Ne courez pas a découvert, vous vous ferez flinguer en pleine course. Usez et abusez des grenades étourdissantes, et ouvrez vos oreilles.

Call of Duty 16: Modern Warfare voit également la disparition des classes et de leurs capacités spécifiques, ainsi que le retour des killstreaks et de la création de vos propres loadouts. À ce propos, il est désormais possible de changer d’équipement en pleine partie, ce qui apporte une flexibilité bienvenue pour la composition des équipes. La progression du joueur au sein du mode multi permet de débloquer au fur et à mesure la trentaine d’armes disponibles. Cela semble peu de prime abord, mais ce que le jeu perd en quantité, il le regagne en profondeur : chaque arme possède sa propre barre d’expérience dont l’avancée permet de déverrouiller une quantité absurde d’accessoires, de viseurs, de pointeurs lasers et d’améliorations. Le comportement d’une même pétoire pourra donc changer du tout au tout. Le FAL, par exemple, est à la base un fusil semi-automatique, mais l’ajout d’un certain accessoire lui confère la capacité de tirer une rafale de trois coups. Les armes, par ailleurs, ont peu de recul et donnent, comme d’habitude, l’impression de tirer avec un pistolet Nerf.

On est à la limite du gunporn.

C’est beau mais c’est loin

Call of Duty 16: Modern Warfare n’est pas une tuerie graphique, loin s’en faut. Derrière quelques effets visuels cache-misère et de jolies ombres et lumières se cachent des textures plutôt quelconques et des décors complètement statiques. Tout n’est pas à jeter cependant : les armes sont joliment modélisées et les animations ont fait l’objet d’une attention particulière. Les rechargements des pétoires ne donnent plus l’impression d’être une simple animation accélérée, le niveau de détail est très proche de ce que l’on peut voir dans Killing Floor 2, par exemple. Un coup de fusil à pompe dans le bide et voyez le cadavre de votre victime s’envoler proprement avant de retomber au sol.

Chaque partie multi commence par une petite séquence montrant l’arrivée des soldats sur le champ de bataille

Plus globalement, le jeu reste visuellement parfaitement clair et lisible. Cela est dû en grande partie à l’optimisation réussie et à la possibilité de paramétrer de nombreuses options graphiques et de jouabilité. Virez-moi la profondeur de champ et le motion blur, désactivez le mouse smoothing, réglez la sensibilité de la souris à votre guise et profitez d’un jeu aux antipodes d’un portage PC bâclé. Tout est accessible dans les menus du jeu, pas besoin d’éditer d’obscurs fichiers .cfg pour limiter le taux de rafraîchissement ou augmenter le champ de vision. Rien que pour ça, merci Infinity Ward. Petit chagrin personnel : le peu d’options concernant l’anti-aliasing, mais que voulez-vous, on ne peut pas tout avoir dans la vie.

Escarmouche dans les Douches du Goulag

Les modes de jeu habituels répondent tous présent.

  • Match à mort en équipe, du très classique.
  • Domination est une variante du mode Conquête de Battlefield, avec trois points à capturer.
  • Recherche et destruction s’inspire de Counter-Strike : deux bomb sites, une équipe avec  du C4, pas de réapparition durant la manche.
  • Quartiers généraux, un genre de King of the Hill : un point à capturer apparaît aléatoirement sur la carte, l’équipe qui le contrôle gagne des points mais ne peut pas réapparaître.
  • Cyber attaque, dans lequel une bombe se trouvant au milieu de la carte doit être déposée sur la base ennemie. Pas de réapparition, mais possibilité de réanimer ses alliés tombés durant la manche.

Chacune des dix maps disponibles s’adapte parfaitement au mode de jeu choisi. Certaines d’entre elles sont même relativement vastes (Aniyah Palace, Azhir Cave, Rammaza). Elles restent toutes cependant très convenues et n’offrent que peu de surprises, avec très peu de verticalité. Le gameplay, de toute manière, n’offre pas les possibilités de déplacement de certains des jeux précédents. On peut escalader certains murs et sauter de toit en toit sur les maps les plus denses, mais c’est tout.

Le dieu de la guerre surveillant son territoire

Les deux modes qui se démarquent réellement sont Guerre Terrestre et Escarmouche. Passons rapidement sur Guerre Terrestre : une copie éhontée de Battlefield en moins bien avec de grandes maps, une demi-douzaine de points à capturer, des véhicules et un système de squad respawn. Un foutoir généralisé, pas forcément mauvais, mais certainement pas inoubliable.

Escarmouche, en revanche, mérite que l’on s’y intéresse plus en détail. Deux équipes de deux joueurs chacune, pas de respawn, des maps minuscules qui se prêtent parfaitement à l’exercice et des manches qui s’enchaînent sans temps mort, ne durant parfois qu’une poignée de secondes. L’équipement (armes principale et secondaire, grenades, perks) est choisi aléatoirement mais partagé entre les deux équipes et renouvelé après deux rounds. C’est rapide, on n’a pas le temps de s’ennuyer et les défaites sont rapidement oubliées à chaque nouvelle manche.

On ne change pas une recette qui marche

“Comme d’habitude”. C’est l’expression qui revient le plus souvent lorsque l’on joue à Call of Duty 16: Modern Warfare. On retrouve dans ce nouvel opus toute l’essence de la série : une campagne solo parfaitement dispensable en plus d’être particulièrement nauséabonde et un mode multijoueur efficace, prenant, mais qui ne réinvente pas la roue. Nous sommes ici en terrain conquis, et ce ne sont pas les (rares) innovations de gameplay qui feront dire le contraire. Si vous aviez apprécié le Modern Warfare de 2007, vous apprécierez le Modern Warfare de 2019. C’est du more of the same, mais ça n’en fait pas pour autant un mauvais jeu. Un nouveau Callof, en somme. Ni plus, ni moins.

Test réalisé sur la version commerciale du jeu

Call of Duty 16: Modern Warfare est disponible pour 53 euros sur PC via Gamesplanet (-10% par rapport au prix Battle.net), ainsi que sur PlayStation 4 et Xbox One.

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Posté : 08/11/2019 8:06
rodrigue7973be
(@rodrigue7973be)
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i send you message private 🙂

thank

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Posté : 11/11/2019 11:05
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